Archive for the ‘Non classé’ Category

Juillet 2016

Mardi, juillet 19th, 2016

Avant de vous souhaiter un bel été à tous, je voulais partager ici avec vous le témoignage d’une patiente qui m’a beaucoup touché. Avec sa fraîcheur et sa spontanéité, elle exprime un message rempli d’espoir. Elle décrit ce que peu de monde ose exprimer avec sa propre vibration et sa propre perception. La vie est parfois inattendue et comme dirait un ami : « on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise ! »

Merci à vous…

Je vous souhaite un été plein d’espoir et d’étoiles !!

Arnaud HAYAERT

 

****************************

 

Il y a des dates qui marquent, qui nous marquent plus que d’autre, parce que c’est l’été, la chand’leur, le renouveau, parce que c’est la pleine lune, parce que la lune est rousse ou tout simplement parce que c’est une éclipse de lune.

Et il arrive une date ou ça fait un an, un an que l’homme pour lequel on a ressenti toutes ces choses aussi agréables que désagréable est parti, comme ça, comme on claque une porte.

Après les larmes de tristesse sont arrivées les soirées improvisées, les barbec avec les copines et les larmes avec d’autres.

Presqu’un an après, je peux dire que je suis tombée amoureuse de cet homme croisé dans le métro, que je n’ai jamais revu, que celui qui m’a aidé a révisé au milieu de ce parc, au milieu de cet après-midi m’a tout simplement ému, bouleversé… Que celui que j’ai suivi dans un stade un soir de Janvier avait un regard qui ne pouvait pas mentir…Les hommes mentent, je le sais, mais ce soir-là lui ne mentait pas.

Que celui croisé près de la machine à café m’a regardé, re regardé durant des semaines pour ne jamais me parler…

Mais on se serait dit quoi après tout… il m’aurait demandé si je mettais du sucre dans mon café… je lui aurais répondu quoi ? …  en fait je ne bois pas de café…

A la une,

A la deux,

A la trois,

A la quatre,

A la cinq,

A la six !

Et puis un jour ça a fait six mois, …

A Six mois j’ai appris qu’en marchant sur le pied de mon partenaire de danse, je pouvais faire une belle rencontre, de qualité, aussi inattendue qu’essentielle.

J’ai appris sur moi beaucoup plus en six mois qu’en 29 ans…

J’ai appris à dire. Non. Zut. Merde.

J’ai appris qu’entendre ce que veulent les autre est une très belle qualité, mais que leur faire entendre ce que moi je veux est essentiel à mon équilibre.

J’ai appris à pardonner et à vivre mieux les choses.

J’ai appris qu’on pouvait mourir à la terrasse d’un café, en allant à un concert, et même pour avoir dessiner, j’ai trouvé ça dégueulasse, injuste, cruel, triste.

J’ai appris que même si j’allais courir il me trouvait belle.

Que même les cheveux bouclés j’étais jolie.

Que mes seins étaient parfaits, en même temps ça… je m’en doutais… J’le savais ;)

J’ai appris qu’elles me faisaient confiance, à tel point qu’elles m’ont accordé le privilège d’être témoin, marraine, demoiselle d’honneur.

C’est une confiance, et une folie partagée.

Bientôt, je vais essayer une nouvelle robe et être officiant de cérémonie, elle m’a dit, « on a besoin de quelqu’un de pétillant, à l’aise en public et qui a un certain charisme… J’ai pensé à toi tout de suite »…

 

Parce qu’il y a aussi les copines qui divorcent, par choix.

Parce qu’elles ont le cran de se barrer d’une vie inconfortable ou l’amour les sourires les cache-cache dans la maison n’ont plus lieu et ou les silences les larmes et les reproches tombent.

L’argent ne fait pas le bonheur, son mec il est blindé de tunes mais il en a zappé l’essentiel « on ne laisse pas bébé dans un coin »… c’est le mec dans Dirty dancing qui dit ça…

Elle pétille depuis cette décision, elle flippe ce qui est légitime mais elle brille.

Alors avec elle et ses copines on va fêter son enterrement de vie de mariée… parce que je pense que si on a le droit de célébrer l’amour, on a tout intérêt à célébrer aussi la liberté et le fait d’être heureuse.

 

 

La vie est ensoleillée, et si difficile à croire soit-il, une fois la frontière de nuages passée, là-haut, le soleil brille.

C’est un peu comme après un orage de montagne, faut le laisser passer…

Un jour, ça passe.

 

En attendant. Même si je doute. Je n’ai pas renoncé.

Et je sais qu’elles sont là.

Ma famille. Mes copines. Mon étoile.

 

 

M.C.J, 30 ans.

 

Avril 2016

Vendredi, avril 1st, 2016

Reconnaître une dépression

La mélancolie

Cela exige de la force, de reconnaître chez nous-mêmes et chez d’autres la maladie et de la faire traiter.

Des personnes vont chez le médecin et disent : « j’ai un burn-out ». Ici se trouvent des symptômes qu’ils énumèrent et qui se chevauchent en large partie avec ceux d’une dépression. « Qui se sent au moins pendant deux semaines découragé, abattu et vide ; sans motivation et sans joie, a développé peut-être une dépression », explique le Professeur Deuschle de l’Institut Central. Les critères pour cette maladie sont clairement définis contrairement au burn-out. Particulièrement des hommes qui taisent leurs émotions se plaignent ensuite du stress, des problèmes de concentration et des maux d’estomac. Ils sont également plutôt excités et agressifs. Avec l’alcool ils tentent de s’aider eux-mêmes fréquemment – une stratégie défavorable.

 

Capacité d’agir

« Environ 80% des enseignants qui viennent avec le diagnostic médical Dépression dans notre clinique, vivent comme des patients Burn-out », relate Andreas Hillert, médecin chef de la Clinique Roseneck à Prien. De reconnaître une dépression, est justement plus difficile que de montrer une jambe cassée. « S’il s’agit d’une grave maladie psychique, la société est toujours bouleversée », dit le Professeur Norbert Schmacke de l’Université de Brême. Des médecins et des psychiatres recommandent de se faire vite traiter. Des procédés psychothérapeutiques et des médicaments rendent de nouveau capable d’agir.

« Alors, seule la personne peut mieux gérér des charges et résoudre des problèmes au travail », sait Deuschle. Beaucoup trop souvent et à tord, la dépression dans notre société est liée à la faiblesse. « Il est temps de réviser sa façon de penser et de prouver plus de courage ». Pourquoi précisément notre psychisme devrait il être plus sain que le reste du corps ?

 

D’abord engagé, ensuite épuisé

Le besoin de faire ses preuves se trouve au début d’un burn-out. Un haut risque se trouve ici pour de jeunes salariés. « Plus ils sont jeunes, plus la probabilité est grande de recevoir plus de points sur l’échelle du burn-out », dit le Professeur Andreas Hillert. Si cela continue de manière effrénée, l’action devient plus autonome. Seulement si des maladies d’accompagnement apparaissent, la personne menacée remarque qu’elle peut contre réagir difficilement seule.

 

  • Stade 1 : une contrainte de faire ses preuves
  • Stade 2 : une action renforcée
  • Stade 3 : une négligence des propres besoins
  • Stade 4 : un refoulement des conflits et des besoins
  • Stade 5 : une réinterprétation des valeurs
  • Stade 6 : un reniement et renforcement des problèmes apparus
  • Stade 7 : un retrait
  • Stade 8 : un changement de comportement observable
  • Stade 9 : une perte du sentiment de sa propre personnalité
  • Stade 10 : un vide intérieur
  • Stade 11 : la dépression
  • Stade 12 : l’épuisement, le burn-out
*******************

*******************

Unisophro Tourcoing organise une journée spéciale
Burn-out : le reconnaître et l’éviter
Samedi 23 avril 2016

—————–
Burn-out : on ne parle que de lui ! Mais qu’est-ce exactement ? Phénomène de
société, mal du siècle ou dernière expression à la mode ? Il n’est pas si évident
que cela de s’y retrouver dans ce qu’on peut lire dans la presse.
Cette journée de sensibilisation sur le sujet vous permettra d’y voir plus clair, de
comprendre ce qu’est et ce que n’est pas le burn-out mais aussi d’être capable
de détecter plus facilement les signes avant-coureurs et de comprendre quelles
stratégies mettre en place si le burn-out est déjà déclaré.
Intervenante : Florence Parot

Issue du monde de l’entreprise, Florence est sophrologue et coach. Elle est
fondatrice et Directrice de la Sophrology Academy, première école de
sophrologie d’Angleterre, Présidente de la Fédération des Ecoles
Professionnelles en Sophrologie. Elle est l’auteur du premier livre écrit sur la
sophrologie en Anglais : Instant Serenity for Life and Work : an introduction to
Sophrology (PenCraft Books, 2012). Elle écrit aussi régulièrement pour
différentes publications dont le magazine anglais HR Review où elle traite de
thèmes tels que bien-être au travail, burn-out et performance et l’apport de la
sophrologie dans l’entreprise. Elle est membre du comité éditorial du magazine
Sophrologie, Pratiques et Perspectives.
Venue à la sophrologie à la suite de son propre burn-out il y a plus de 20 ans,
elle n’a de cesse de promouvoir une meilleure information et la formation d’un
nombre grandissants de sophrologues capables d’intervenir sur le sujet.

**********************************************************

80€ la journée + 25€ repas (sur réservation uniquement)
Journée organisée à Mouvaux, au Centre du Hautmont

*****************************

Réservez vite votre place sur : cdh.unisophro@gmail.com

Mars 2016

Dimanche, mars 13th, 2016

La différence entre déprime et dépression

 

Ce mois-ci, je laisse Charlotte se charger de la publi du mois ! Charlotte, maquilleuse et blogueuse professionnelle (http://charly-make-up.blogspot.be/), est une patiente que je connais depuis un petit bout de temps déjà, le travail réalisé ensemble (qui continue), nos échanges riches ainsi que ses progrès m’ont donné envie de lui laisser les commandes pour répondre à une question qui me revient souvent en conférence ou en cabinet : « quelle est la différence entre déprime et dépression ? »

Je tiens ici à la remercier et à la féliciter pour son travail de recherche et son regard toujours aussi efficace !

Merci Charlotte !  ;-)

Vivement les prochaines publis….. 

Arnaud HAYAERT

**********************************

 

 

La déprime est un état, une pause imposée. Comme un petit signal d’alarme qui vous susurre à l’oreille : «  hey stop, quelque chose ne va pas ». Vous vous sentez alors dans un état « de pause », mou, fatigué, triste, nul et sans aucune défense. La fameuse phrase « je suis déprimée » prend tout son sens. Avoir un « coup de cafard » est donc une manifestation naturelle de notre psychisme.

 

 

Dans le Larousse, déprimer c’est :

  • Affaisser, enfoncer une surface : Les pluies ont déprimé la chaussée.
  • Décourager quelqu’un, l’abattre, le rendre triste et morose, l’amener à un état de dépression nerveuse, lui ôter toute énergie ; démoraliser : Ce travail me déprime.
  • Amener quelque chose à un état d’affaiblissement ; diminuer son activité, faire baisser : Les nouvelles ont déprimé les cours de la Bourse.
  • Mettre le bétail au pâturage dans une prairie de fauche à la sortie de l’hiver, avant le démarrage de la croissance de l’herbe.
  • Détruire ou atténuer à l’aide d’un réactif approprié la flottabilité d’un minerai.

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/d%C3%A9primer/23922

 

Nous retiendrons, affaisser, enfoncer, décourager, rendre triste, morose, affaiblissement….Car dans cet état, vous ressentirez un manque d’énergie, d’envie, de sommeil, une irritabilité, un manque d’appétit ou au contraire un besoin de manger beaucoup, de la tristesse, de la distraction. Vous serez réellement « en pause » et donc un peu en retrait de tout et de tous ceux qui vous entoure.

La déprime est bien un état, un passage, un moment de flottement. Mais ce moment à un sens, une raison. Votre corps et votre esprit réagissent, se défendent et vous mettent en « déprime » mais pourquoi ?

Ce moment doit servir à trouver quel est le réel détonateur de votre état. Le travail ? Une dispute ? Un mal être ? Quelque chose que l’on n’ose pas révéler, dire à quelqu’un ? Le besoin d’une pause dans votre vie ? Un deuil qui se prolonge, une séparation ?

La déprime ne vous empêchera pas de rire devant une bonne comédie ou de sourire devant une jolie chose. Elle vous laissera du répit. Cet état ne vous enfermera pas dans une solitude extrême mais dans une humeur différente de celle des autres.

Cet état peut durer le temps que votre esprit décide de sa fin. La déprime peut arriver à plusieurs moments de la vie sans donner naissance à une dépression. Ne laissez donc pas ce passage perdurer dans le temps, essayer de trouver des réponses ou consulter un professionnel qui pourra vous aider à mettre le doigt sur ce qui vous rend morose.

 

 

La dépression, elle, est bel est bien une maladie.

Dans le Larousse, la dépression c’est :

  • Abaissement d’une surface ; enfoncement, creux : Dépression du sol.
  • Diminution de l’activité économique pouvant déboucher sur une crise ; chute des cours.
  • État pathologique marqué par une tristesse avec douleur morale, une perte de l’estime de soi, un ralentissement psychomoteur.
  • Mécanique
    Vide partiel provoqué dans la tubulure d’admission et le cylindre d’un moteur à explosion par le mouvement descendant du piston.
  • Physique
    Pression inférieure à la pression du milieu environnant.

 

Ici nous retiendrons, abaissement, enfoncement, chute, vide.

La dépression n’est pas tant un état pathologique qu’une réelle maladie. Quand la « déprime » prend réellement le dessus des humeurs et qu’elle ne vous permet plus de mener une vie « normale ». Lorsque les symptômes s’intensifient et prennent le pas sur votre vie, ce n’est plus une déprime mais bien une dépression. La dépression n’est pas un état, une pause, la dépression est celle qui s’installe, prend sa place.

Vous vous sentez enfermé, isolé, perdu. Vous n’êtes plus vous-même et d’ailleurs vous ne savez plus trop qui vous êtes. Vous vous sentirez vite coupable de tout, vous ne vous supportez plus. Vous aurez parfois des pensées morbides, comme des envies de vous convaincre que la mort pourra vous libérer.

Tout sera difficile, vivre, dormir, vous lever, manger et même communiquer. Toutes les activités de la vie quotidienne deviendront un « effort ». Vous n’aurez plus d’envies, vous serez comme à côté de vous-même. Un comportement dangereux.

 

Selon le site : http://www.fondationdesmaladiesmentales.org/

 

Certaines maladies physiques peuvent avoir des symptômes semblables à ceux de la dépression. C’est pour cette raison qu’en présence d’une dépression, un bilan de santé et un examen médical devraient être faits.

 

Manifestations visibles :

  • Irritabilité excessive
  • Déprime ou tristesse permanente (envie de pleurer fréquemment)
  • Inquiétude excessive
  • Difficulté à prendre des décisions
  • Perte d’intérêt et de plaisir pour toute activité

 

Symptômes physiques :

  • Troubles de l’appétit : perte ou gain d’appétit et/ou de poids
  • Troubles du sommeil : insomnie ou hypersomnie
  • Agitation ou ralentissement
  • Diminution de la concentration ou de la mémoire
  • Diminution ou perte d’intérêt sexuel
  • Fatigue ou manque d’énergie

 

Symptômes subjectifs :

  • Dépréciation, dévalorisation et perte d’estime de soi
  • Sentiment d’indignité et de persécution ou culpabilité excessive
  • Difficulté de concentration ou indécision
  • Sentiment d’isolement et de solitude
  • Pensées récurrentes de mort ou de suicide

 

 

Changements de comportement :

  • Retrait ou dépendance sociale
  • Masques
  • Négation ou résistance

La dépression reste une maladie complexe qui est souvent déclenchée par des événements extérieurs. Certains facteurs génétiques peuvent aussi jouer un rôle dans la création du déséquilibre chimique dans le cerveau d’une personne lorsqu’elle vit une dépression.

Une maladie physique, chronique peut également mener une personne à la dépression. Une personne qui était très active et qui se retrouve « forcée » de calmer ses déplacements peut ainsi tomber dans la dépression. Celle-ci ne fera qu’aggraver les symptômes physiques d’une maladie et rendra donc le malade davantage sensible aux douleurs.

D’après une enquête menée par les autorités de santé publique du Québec, environ 8 % des personnes âgées de 12 ans et plus ont rapporté avoir vécu un épisode de dépression au cours des 12 derniers mois. http://www.fondationdesmaladiesmentales.org/

 

Il est important de consulter votre médecin traitant ou votre thérapeute dès l’arrivée de sentiments qui vous assaillent. Non traitée, la dépression pourra s’aggraver et mener à des états irréversibles. Il existe également des groupes de parole et de soutien. La prise d’antidépresseurs va souvent permettre à la personne de retrouver un état « normal » mais ses problèmes ne seront pas réglés. Voilà pourquoi la prise de ses médicaments doit se faire en complément d’une thérapie. Tant que le problème de « base » ne sera pas réglé, vous ne guérirez pas.

 

 ********

 

Restez donc vigilant(e) parce que oui, une déprime peut devenir une dépression!

Ne négligez pas vos proches et surtout, pensez à vous !

 

Charlotte DELHONTE

 

 

 

 

 

 

 

http://charly-make-up.blogspot.be/

Février 2016

Samedi, février 13th, 2016

Quelles sont les unités fonctionnelles du cerveau ?

 

Dans la série de questions qui me sont posées en séance de supervision, voici un petit résumé pour faire suite à toutes les questions que j’ai pu recevoir sur ces mêmes thèmes/sujets.

 

 

1)    Quels sont les différents types de cellules qu’on trouve dans le système nerveux ?

Le système nerveux comprend deux principaux types de cellules : les neurones, qui conduisent et transmettent l’information, et les cellules gliales, qui sont des cellules de soutien.

Les trois types de neurones sont

-         Les neurones sensoriels qui acheminent l’information en provenance des récepteurs sensoriels de l’organisme,

-         Les motoneurones qui envoient des ordres aux muscles et interviennent donc dans l’exécution des mouvements, et

-         Les inter- neurones  qui font le lien entre les activités sensorielles et motrices.

Les cellules gliales peuvent, elles aussi, être regroupées selon leur structure et leur fonction. Les cellules du plexus choroïde produisent le liquide céphalo-rachidien, les cellules  astrogliales servent de support aux neurones, participent à la formation de la barrière hématoencéphalique et établissent une barrière cicatricielle autour du tissu nerveux endommagé, la microglie participe à la réparation des cellules cérébrales, et les oligodendrocytes de même que les cellules de Schwann fournissent aux axones une enveloppe de myéline, dans le système nerveux central et le système nerveux périphérique, respectivement.

 

 

 

2)     Quelle est la structure générale d’un neurone, en vue externe ?

Un neurone comporte trois principales parties :

-    Un corps cellulaire, ou soma

-  Des prolongements arborescents appelés des dendrites et qui sont destinés à recevoir de l’information

-    Un axone unique qui achemine de l’information vers d’autres cellules.

La surface des dendrites est considérablement augmentée par la présence de nombreuses épines dendritiques. Un axone peut aussi se scinder en différentes branches, appelées des collatérales d’axone, qui se subdivisent davantage en terminaisons axoniques sont l’extrémité est appelée bouton terminal. La très grande proximité entre un bouton terminal et une épine dendritique forme une quasi-connexion appelée une synapse.

 

 

 

3)    Comment une cellule est-elle organisée à l’intérieur ?

Une cellule est délimitée par une membrane cellulaire qui la protège et régule les flux entrants et sortants d’électrolytes et de molécules. A l’intérieur d’une cellule, on trouve de nombreux compartiments, eux aussi délimités par des membranes. Ces compartiments englobent le noyau (qui contient les chromosomes et les gènes de la cellule), le réticulum endoplasmique (où les protéines sont fabriquées), les mitochondries ( où l’énergie est collectée et stockée), l’appareil de Golgi (où les protéines sont emballées pour être transportées) et les lysosomes (qui dégradent les déchets). Une cellule comporte également un système de tubules qui joue un rôle dans les mouvements, fournit un support de structure et forme le réseau de transport des différentes molécules.

 

 

 

4)       Pourquoi les protéines sont-elles si importantes pour les cellules ?

Le noyau d’une cellule contient des chromosomes qui sont de longues chaînes de gènes. Chaque gène comporte un code qui permet la fabrication d’une certaine protéine nécessaire à la cellule, que ce soit d’un point de vue structurel ou fonctionnel. Les protéines effectuent de nombreuses tâches différentes, du fait de leur grande variété de formes. Certaines jouent un rôle d’enzyme, facilitant les réactions chimiques, d’autres ont un rôle de canal, de barrière ou de pompe au niveau de la membrane. D’autres encore sont exportées de la cellule qui les a fabriquées pour être utilisées dans d’autres parties de l’organisme. La plupart des opérations cellulaires sont assurées par les protéines.

 

5)     Comment agissent les gènes ?

Un gène est un segment d’ADN constitué par une séquence de nucléotides, ou bases nucléiques. Par l’intermédiaire d’un mécanisme appelé transcription, un gène est copié sous la forme d’un brin d’ARNm. L’ARNm sera transporté jusqu’au réticulum endoplasmique où un ribosome assurera sa traduction en une séquence d’acides aminés. La chaîne d’acide aminés qui en résulte est appelés un polypeptide. Les polypeptides se replient et se combinent à d’autres polypeptides pour former des protéines de formes distinctes qui seront destinées à jouer un rôle spécifique dans l’organisme.

 

6)     Sur le plan génétique, qu’héritons-nous de nos parents ?

De chacun de nos parents, nous héritons l’un des 23 chromosomes de chacune des 23 paires de chromosomes que nous possédons. Du fait que les chromosomes sont appariés, une cellule contient deux copies (allèles) de chaque gène, l’une en provenance de la mère, l’autre en provenance du père. Il arrive que les allèles soient homozygotes (identiques), d’autres fois ils sont hétérozygotes (différents). Un allèle peut être soit dominant et alors s’exprimer sous la forme d’un trait, soit récessif et alors ne pas s’exprimer, soit encore co-dominant, dans quel cas les deux allèles de la paire sont exprimés. Un allèle de chaque type est dit du type sauvage, ou le plus répandu dans une population, tandis que les autres allèles de ce gène sont appelés des mutations. Une personne peut hériter de n’importe lequel de ces allèles d’un parent, mais toujours en fonction du génotype du parent en question.

 

 

7)     Quel est le lien entre gènes, cellules et  comportement ?

Comprendre le lien qui existe entre les gènes, les cellules et le comportement est le but ultime de la recherche future, mais pour le moment, ces liens ne sont que très mal caractérisés. La structure et la fonction d’une cellule sont des propriétés déterminées par tous les gènes et les protéines qu’elle comporte, tout comme le comportement est une propriété déterminée par l’action des milliards de cellules nerveuses. Cela prendra des années pour comprendre comment fonctionne un système aussi complexe. Entre temps, l’étude des anomalies génétiques est une source potentielle d’investigation des liens qui lient gènes, neurones et comportements.

 

8)     A quoi sont dues les anomalies génétiques ?

Les gènes peuvent faire l’objet de nombreuses mutations, un processus par lequel leur code est altéré du fait d’une ou de plusieurs modifications qui interviennent dans la séquence des nucléotides. La plupart des mutations sont nocives et peuvent induire des anomalies dans la structure du système nerveux et dans les fonctions comportementales. Des exemples de telles mutations sont la maladie de Tay-Sachs et la chorée de Huntington. Les recherches en génétique tentent de parvenir à éviter l’expression de telles anomalies et de trouver des remèdes à celles qui sont exprimées.

Janvier 2016

Mercredi, janvier 13th, 2016

Les réactions de stress dans le corps

(GANZHEITLICH GESUND – 09-2015 – Traduction Catherine MONPAYS)

 

Tout commence (par le corps, bien entendu, c’est un détecteur extraordinaire, notre substrat au Monde. De là, le message arrive) dans l’hypothalamus. Il provoque la sécrétion des hormones CRH et de la vasopressine qui provoque entre autres des troubles du sommeil et l’anxiété. Les hormones font en sorte que l’hypophyse sécrète la substance ACTH. Celle-ci parvient via la circulation sanguine dans la glande surrénale qui provient ensuite du cortisol. Dans les cortico-surrénales, la noradrénaline et l’adrénaline se forment de façon accrue. Les hormones du stress renforcent l’activité du système sympathique qui augmente la performance maximale et l’état d’alerte, et le parasympathique qui est responsable du repos et de la régénérescence, est inhibé. La tension artérielle, les battements cardiaques, l’approvisionnement en énergie musculaire et la respiration augmentent. Le pouls s’accélère. L’irrigation des muscles et de la peau se renforce, par contre l’apport du sang aux organes internes et au cerveau ainsi que la perception de la douleur se réduisent. Une transpiration accrue peut se produire.

Si la situation menaçante est surmontée, les énergies supplémentaires sont consommées. Les hormones du stress sont de nouveau réduites. Ensuite le repos apparaît et les fonctions corporelles retournent à leur état normal. Cependant si la résistance persiste plus longtemps et si la situation n’est pas surmontée, l’épuisement total survient. Les stocks d’énergie sont épuisés. Différentes maladies physiques et psychiques (même la mort) peuvent en être la conséquence.

*********************

En ce début d’année 2016, je vous souhaite le meilleur de ce que vous attendez !

Que cette nouvelle année vous fasse avancer…sans stress !

Santé, Bonheur, Réussite et Amour !

*************************

Je profite de cette nouvelle année qui commence pour partager avec vous la nouvelle page Facebook « Les perles des Thérapeutes » qui, je n’en doute pas vous apportera autant le sourire que nous…! Vous y retrouverez le meilleur des échanges parfois drôles, parfois touchants, souvent inoubliables entre patient et thérapeute.

https://www.facebook.com/Les-Perles-des-Th%C3%A9rapeutes-1647034475556982/?fref=ts

Décembre 2015

Dimanche, décembre 13th, 2015

Le monde appartient aux curieux

(Six raisons d’entretenir son propre besoin de connaissances)

 

« Je n’ai pas de don particulier, je suis seulement d’une curiosité passionnée. » écrivait Albert Einstein à son biographe Carl Seelig. Peut-être que le prix Nobel de physique a caché ainsi beaucoup trop par modestie. Mais fondamentalement, des psychologues et des neuroscientifiques ont repéré une série de domaines de la vie où cette qualité est un avantage guère estimé.

 

*

Des conversations intensives sont pour des personnes curieuses la règle, mais il y a des exceptions. Ils se dirigent ouvertement vers d’autres et commencent une conversation sans effort. Le psychologue américain Todd Kashdan a observé : le besoin de savoir favorise des rencontres spontanées. Que ce soit en taxi, en train ou en soirée, ces personnes organisent un « small talk » pour eux et leur interlocuteur de façon plus intéresante et plus agréable, a trouvé Kashdan. Elles posent par exemple des questions moins superficielles, mais ne fouillent néanmoins pas dans la sphère privée de l’autre. Cette combinaison de l’attention et du respect produit une proximité et une franchise qui ne se dissipe pas tout simplement après la conversation. Même les personnes fermées profitent du dialogue avec un interlocuteur honnêtement intéressé. Ils se sentent perçus et compris.

*

Pour le bonheur, il faut de la curiosité : les psychologues Christopher Peterson et Martin Seligman pensent que cette qualité contribue à une vie remplie et heureuse. Todd Kashdan recommande même de se concentrer plutôt sur la protection et le soin de sa propre curiosité que de courir obstinément derrière le grand bonheur. Le chercheur se réfère à des sondages et études américains et européens selon lesquels des personnes extrêmement curieuses vivent une satisfaction de vie plus élevée et en même temps plus durable que d’autres. Et pourquoi un esprit affamé de connaissances cause-t-il un sentiment de bonheur constant et durable ?  Peut-être de telles personnes se penchent particulièrement sur leur environnement de façon intensive et se sentent liées par la suite à cet environnement – ce qui augmente leur bien-être.

*

La curiosité réveille la motivation de l’apprentissage et aide à la maintenir, a observé Sophie von Stumm du Goldsmiths College de l’Université de Londres. La psychologue a évalué avec des collègues pour une méta-analyse 200 études sur le sujet. Les études comprenaient environ 50.000 volontaires. Le résultat : qui est curieux, apprend mieux car la soif de connaissances veille en autres à ce que l’on soit plus attentif à la chose. Et même, qui est distrait, retourne plus vite et plus facilement à une fonction qu’il est curieux de connaître. La faim de savoir est un moteur pour l’apprentissage et pour l’accumulation des connaissances, von Stumm fait le bilan. Matthias Gruber de l’Université de Californie, montrait dans une autre tentative : si des personnes sont curieuses et intéressées, le cerveau est particulièrement réceptif. Il sauvegarde même de nouvelles informations qui ne sont pas du tout importantes pour la tâche actuelle. Le travail de Gruber pourrait aider à comprendre pourquoi des personnes curieuses de savoir enregistrent fondamentalement plus d’informations que d’autres – peu importe si elles écoutent une conférence ou flânent en ville.

*

Déjà dans l’enfance, la curiosité stimule le développement intellectuel comme Paul Silvia de l’université de la Caroline du Nord à Greensboro a observé dans des études à long terme. Peut-être cela tient-il au fait que des enfants curieux et favorisés dans leur curiosité apprennent plus et réfléchissent plus sur les choses apprises que leurs camarades du même âge, suppose le psychologue. Ainsi ils renforcent leur capacité analytique, remettent des choses en question et appliquent un nouveau savoir sur l’ancien. Ces capacités se reflètent à long terme dans les tests de QI. Silvia dit : « nous observons dans la curiosité et l’intelligence une relation d’échanges : la curiosité favorise l’intelligence, l’intelligence favorise la curiosité. »

*

On reste jeune si on traverse le monde les yeux ouverts. La thérapeute de Zurich Anja Grunert souligne : « d’autoriser la curiosité, peut ressembler à une fontaine de jouvence. »  Une étude des chercheurs américains Gary Swan et Dorit Carmelli du Centre privé des Sciences de la Santé indiquent qu’ils pourraient avoir raison. Swan et Carmelli observaient l’influence de la curiosité sur l’espérance de vie de plus de 1000 hommes et femmes d’un certain âge. Au début de l’étude, les séniors avaient en moyenne 69 ans. Les scientifiques testaient à quel point les participants étaient curieux de savoir – et mettaient ces résultats en relation avec les cas de décès en une période de 5 ans. Comme l’évaluation montrait, une plus grande partie des séniors peu intéressés décédaient. Pourquoi ? Peut-être la curiosité soutient une façon de vivre active : elle pourrait empêcher de moisir dans le fauteuil devant le téléviseur – et au lieu de cela, les pousser au centre de remise en forme, à l’université du temps libre ou à voyager.

*

Aucune peur des changements : la vie est incertaine – ce qui était justement encore vrai peut être faux l’instant d’après. Cela semble moins menaçant à des curieux dit Paul Silvia. Des curieux du savoir se demandent : que puis-je apprendre d’un tel bouleversement ? Que puis-je apporter ? Avec cette conception, ils réussissent à retirer quelque chose de positif, également des phases de vie accablante. Ils sont plus disposés à s’embarquer dans de nouveaux défis. En outre, des personnes curieuses ont plus de contacts sociaux, ce qui les renforce dans des crises. Au-delà de cela, l’auto-certitude et la confiance en sa propre capacité de pouvoir en venir à bout des défis, s’accroissent avec l’expression de la curiosité. On a fait cela déjà beaucoup de fois – et venus à bout avec succès.

*

**

****

********

**************

*********************

Pour cette fin d’année, je vous souhaite beaucoup de curiosité en 2016 et bien entendu…

…de joyeuses fêtes de fin d’année en famille et en pleine santé !

Arnaud HAYAERT

*************

Novembre 2015

Vendredi, novembre 13th, 2015

Les quatre modèles de liens de l’enfant

 

 

Le psychiatre et psychanalyste anglais John Bowlby fut le premier à indiquer l’importance énorme de la qualité des liens précoces pour un développement psychique sain. Si ses publications étaient accueillies encore de manière réservée jusqu’au refus par le monde spécialisé au début des années 60, une multitude d’études a été effectuée les décennies passées, confirmant les concepts de Bowlby et les différents styles de liens.

 

Un lien sûr

Déjà à l’âge du nourrisson, des bébés développent différents modèles de liens qui peuvent être distingués clairement déjà à la fin de la première année de vie. Un lien sûr (60 jusqu’à 65%) nait si la personne de lien se comporte sensiblement et viablement envers le bébé et ses signaux. De ce fait, le bébé ressent une sécurité émotionnelle et devient plus résistant envers des charges psychiques. Il apprend en outre à mieux se mettre à la place des autres.

 

Un lien incertain, évitant

Le lien incertain évitant (20 à 25%) nait si les personnes de lien rejettent plutôt les signaux de leur enfant concernant la protection et la sécurité et leur transmettent le fait qu’il devrait s’en sortir seul avec le stress. L’enfant freine de ce fait son besoin de proximité et d’attention mais reste stressé intérieurement.

 

Un lien incertain ambivalent

Des enfants forment par contre un lien incertain ambivalent (10 à 15%) si les parents réagissent de façon floue à leurs besoins de liens – tantôt avec protection et attention, tantôt avec rejet. Des enfants incertains ambivalents se cramponnent fréquemment aux parents et peuvent cependant se détendre difficilement à leur proximité. Les deux types incertains du lien sont considérés comme des risques pour le développement psychique, car des enfants au lien incertain se retirent plus tôt dans des problèmes et peuvent pas se mettre aussi bien à la place des autres personnes que des enfants au lien certain. Les liens incertains ne sont pas encore malgré tout pathologiques mais bougent dans le cadre d’une période normale du développement.

 

Un lien désorganisé

Si un enfant a un lien désorganisé (5 à 10%) avec les personnes de lien ou même un trouble du lien (à peu près 1%), cela est lié à un grand risque psychique. Des enfants concernés grandissent fréquemment avec un parent traumatisé ou sont maltraités psychiquement et physiquement par leur personne du lien. Ils ont besoin prématurément d’une psychothérapie pour des enfants.

 

Octobre 2015

Mardi, octobre 13th, 2015

Quelles sont les causes du comportement ?

 

Dans la série de questions qui me sont posées en séance de supervision, voici un petit résumé pour faire suite à toutes les questions que j’ai pu recevoir sur ces mêmes thèmes/sujets.

 

1)    Par quoi les types de comportements réalisés à tout moment par les animaux sont-ils contrôlés ?

Les animaux produisent un comportement pour de multiples raisons qui touchent au besoin, pour le cerveau, de faire l’objet d’une stimulation sensorielle, qui sont liées à l’activité des cellules dopaminergiques du tronc cérébral, ou qui passent par l’activité des systèmes cibles des hormones. C’est au niveau du tronc cérébral que sont organisés les circuits nerveux contrôlant les comportements spécifiques de l’espèce, comme par exemple la capture et la mise à mort des souris par les chats. Le fait que l’activité de ces circuits donne lieu à un phénomène de renforcement (ou récompense) procure un avantage lors de l’évolution : si les animaux ne s’étaient pas engagé dans ces comportement, leurs espèces seraient sûrement éteintes.

Le comportement est aussi contrôlé par ses conséquences. Celle-ci peuvent affecter l’évolution des espèces ou ; à l’échelle individuelle, le comportement d’un seul animal. Les comportements sélectionnés par l’évolution sont souvent déclenchés par des mécanismes de libération innée. Les comportements qui sont sélectionnés uniquement chez un animal particulier sont façonnés et développés par l’environnement de cet animal et sont donc appris.

 

2)    Qu’est-ce que la motivation ?

Il s’agit d’un raccourci désignant la cause de ce qui, chez les animaux, semble constituer un comportement prémédité. Il existe deux types différents de comportements motivés : les comportements régulés et ceux qui ne le sont pas.

Les comportements régulés (comportements homéostatiques) : ont pour but de maintenir l’équilibre dans un système corporel particulier par rapport à un point de consigne ; la température corporelle en est un bon exemple.

Les comportements non régulés : sont ceux qui ne sont pas contrôlés par un mécanisme d’homéostasie et qui ne sont pas des réflexes.

 

3)    Quelles sont les principales structures nerveuses impliquées dans un comportement motivé ?

Les principales structures nerveuses intervenant dans la production de comportements motivés sont l’hypothalamus, l’hypophyse, l’amygdale, le lobe frontal, ainsi que les projections ascendantes des neurones dopaminergiques et noradrenergiques localisés dans la partie inférieure du tronc cérébral.

4)    Quelle est la différence entre le contrôle nerveux des comportements régulés et celui des comportements non régulés ?

La prise alimentaire est un exemple de comportement régulé, contrôlé par le système digestif, les systèmes hormonaux, l’hypothalamus, ainsi que par des facteur cognitifs qui, eux, sont vraisemblablement placés sous le contrôle du cortex cérébral. L’activité sexuelle est un exemple de comportement non régule. Le comportement de copulation est contrôlé par l’hypothalamus (l’hypothalamus ventromédian chez les individus de sexe féminin et l’aire préoptique chez les individus de sexe masculin). La motivation du comportement sexuel est contrôlée par l’amygdale.

 

5)    Qu’est-ce qu’une émotion et comment est-elle produite par le cerveau ?

L’émotion est un ressenti très fréquent mais difficile à définir. Elle est attribuée à un état mental dépendant du cerveau pour rendre compte des réactions corporelles aux différents événements sensoriels. L’hypothalamus, l’amygdale et le cortex préfrontal sont les structures clés impliquées dans l’émotion. Un dysfonctionnement de ces structures conduit à une variété de troubles, parmi lesquels la dépression et les troubles de l’anxiété.

 

 

6)    Pourquoi trouvons-nous un effet renforçant à certaines expériences ?

La survie dépend d’une maximisation du contact avec certains stimuli environnementaux et d’une minimisation du contact avec d’autres stimuli. Un mécanisme permettant le contrôle de ce contact différentiel est appelé récompense (ou renforcement). Ce mécanisme se caractérise par deux aspects indépendants qui sont le besoin et le penchant (ou  plaisir éprouvé), alors que le composant du penchant serait plutôt contrôlé par les systèmes sensibles aux opiacés et aux benzodiazépines.

 

Septembre 2015

Vendredi, septembre 11th, 2015

Quand le Système Limbique s’emballe…

Le système limbique gère l’attention, les émotions, l’apprentissage et les souvenirs qui en résultent. C’est un relais pour les messages qui, en provenance de l’environnement, se dirigent vers le néocortex. Il les influence en les teintant au passage, du rose de l’anticipation ou du noir de la déception : c’est ce qui arrive à la mère anxieuse qui, en attendant l’arrivée de son fils à la gare, croit le voir dans chaque garçon qui passe. Malgré les nombreux problèmes qui naissent lorsqu’on attribue exclusivement au système limbique certaines fonctions, l’accord se fait, en général, sur son fonctionnement et son rôle dans l’homéostasie. Les recherches expérimentales ont identifié des zones de médiation pour la fureur et la peur, la lutte et la fuite, le plaisir et la peine, l’attente et la réalisation, la tension et la relaxation, etc. Par exemple, lorsqu’on stimule la partie supérieure de l’anneau limbique chez le singe, l’animal fait sa toilette, courtise et se montre assidu et affectueux, lorsqu’on stimule la partie inférieure de l’anneau limbique, on déclenche des réactions de dégoût et d’antagonisme. L’important ici est de remarquer qu’on a de plus en plus de preuves que le système limbique peut « osciller » ou se dérégler. Ces deux termes sont empruntés à la cybernétique et à la théorie générale des systèmes ; ils font référence au dysfonctionnement du processus de rétroaction par lequel un système, au lieu de s’autoréguler comme avec un thermostat, se déstabilise et se désintègre.

                En ne choisissant que deux dimensions du schéma de la page ci-contre, on obtient cette boucle de rétroaction :

                                                              Attente

                       Sociabilité                                                         Affirmation de soi

                                                          Réalisations

Le  schéma se lit ainsi : mon attente transforme les réalisations sociales qui transforment mes attentes… D’habitude, les deux pôles des axes « attente – réalisation » et «  affirmation de soi – sociabilité » sont en interaction restrictive et complémentaire. Mais si je deviens membre d’un gang où ma popularité (ou ma sociabilité) dépend de la force avec laquelle je frapperai les vieilles dames qui me frustrent de l’attente dans laquelle je suis de leur arracher leur sac, l’axe «  sociabilité – affirmation de soi », seule dimension de mon système, s’emballe. Karl Pribram a localisé dans le système limbique la capacité de « réponse » ou de « changement en retour ». E.Gellhorn, de son côté, a découvert que lorsque le système autonome est perturbé, l’une de ses parties peut déclencher une réaction dans la partie opposée. C’est bien ce qui se passe lorsque le « moi » oscille entre le « vrai » et le « faux » ( cf. carte 14). Il suffit de regarder les autres dimensions de l’équilibre limbique, tel qu’il apparaît sur le graphique ci-contre, pour repérer à quel point les formes les plus courantes de pathologie psychologique ou sociale sont en réalité des oscillations qui sont la source de divers « emballements ».

Mais quelle est l’origine de ces perturbations ? Est-ce la dissociation anatomique entre le système limbique et le néocortex, tel qu’il a été décrit dans la carte 21 ? Peut-être,  mais les deux cerveaux fonctionnent nettement à partir de principes totalement différents, qui vont au-delà de la distance qui sépare «  raison » et « affectivité ». Par habitude, et non par nécessité, nous pensons linéairement, en termes de cause et effet, de sujet agissant sur un objet et en adoptant les deux options exclusives de l’ordinateur : on/off. Mais le système limbique, lui , est dans un équilibre dialectique ; il fonctionne sur des principes de cybernétique qui englobent toutes les variables de la situation dans une synthèse de rationalité et d’affectivité. Le triomphe de la volonté, le bonheur et la prospérité pour tous, la vigilance éternelle…sont des symptômes néocorticaux d’excès de linéarité qui « emballent » le système limbique. « Le cœur a ses raisons… » … que la raison détraque.

Le système limbique correspond à l’ancien cerveau mammalien délimité, dans sa partie supérieure, par le gyrus cingulaire . Le schéma détaillé montre les deux anneaux supérieur et inférieur du lobe limbique qui accrochent le thalamus comme les serres d’un oiseau de proie. D’un côté à l’autre du « cellier cérébral », ont été superposées huit des dimensions et dispositions affectives dont l’équilibre, d’après certains chercheurs, est assuré par le système limbique. Ce sont les axes « fureur -  peur », dont la médiation serait localisée dans l’amygdale ; l’axe « lutte – fuite » que l’on active en stimulant les zones postérieures de l’hypothalamus et celui du plaisir (récompense) et de la douleur (punition), localisées respectivement dans le septum et certaines zones de l’anneau limbique inférieur. On a attribué à l’hippocampe le rôle de médiation dans la différenciation de l’axe «  attente – réalisation ». tant qu’il s’ait de différences peu importantes, l’hippocampe inhibe la formation réticulée , mais dès qu’émergent de fortes différences, la FR est stimulée et éveille le cerveau tout entier, influençant, de ce fait, l’axe «  tension – relâchement ».

Le système limbique est une des plus anciennes parties du cerveau (présent chez l’homme, mais aussi chez le reptile et le poisson) jouant un rôle très important dans la mémoire et les émotions (agressivité, peur, plaisir.).

Il contrôle également le système endocrinien qui participe à la libération d’hormones ainsi que le système nerveux autonome (contrôle les fonctions respiratoire, digestive et cardiovasculaire).

Le système limbique est constitué de plusieurs noyaux situés sous le cortex (on dit que ce sont des structures subcorticales) et à proximité du thalamus:

  • L’hippocampe (du grec ancien hippocampos, signifiant  » cheval courbé « ) : rôle dans l’apprentissage et le stockage d’une information en mémoire à long terme.
  • L’amygdale (du latin amygdala qui signifie  » amande « ) : rôle dans l’agressivité, la colère, la peur, l’anxiété et la mémoire émotionnelle.
  • Le fornix (du latin fornix signifiant  » arche ») : ensemble de neurones qui relie l’hippocampe à l’hypothalamus.
  • Le cortex limbique (gyrus cingulaire, cingulum, insula et gyrus parahippocampique) : rôle dans le contrôle conscient du comportement.
  • Le septum (du latin saeptum qui signifiant « barrière »): rôle dans le contrôle des émotions?
  • L’hypothalamus (du grec signifiant « sous le thalamus ») : rôle dans le contrôle de la soif, faim, température. Régule l’hypophyse.

http://www.neuromedia.ca/le-systeme-limbique/

 

Août 2015

Dimanche, août 2nd, 2015

Les substances pharmacologiques

(drogues) et les hormones

_________

Lors des dernières supervisions avant les vacances d’été, quelques sophrologues (que je salue ici, ils se reconnaîtront…) m’ont posé quasiment les mêmes questions concernant le cerveau et la dépendance. Je voulais partager ici quelques questions/réponses.

_________

Comment les drogues pénètrent-elles dans l’organisme, atteignent-elles leur cible et sont-elles éliminées de l’organisme ?

Les drogues, qui sont des composés chimiques consommés pour provoquer des modifications recherchées sur les fonctions physiologiques de l’organisme, peuvent être administrées de plusieurs manières. Elles peuvent être avalées, inhalées ou injectées, et ce ne sont là que des exemples. Pour atteindre une cible localisée dans le système nerveux central, une drogue doit pouvoir traverser une série de barrières parmi lesquelles on compte celles constituées par le système digestif, les capillaires du système circulatoire, la barrière hémato-encéphalique et la membrane cellulaire. Les drogues font l’objet d’une dilution dans les fluides de l’organisme au fur et à mesure qu’elles traversent ces barrières successives avant d’atteindre leurs cellules cibles. Les drogues produisent leurs effets en agissant sur des récepteurs ou des processus chimiques ayant lieu dans le système nerveux, particulièrement sur les processus qui ont lieu à l’échelle de la synapse (libération – dégradation – recapture). Elles agissent tantôt en agonistes pour stimuler les neurones, tantôt en antagonistes pour réduire leur niveau d’activité. Les drogues sont métabolisées dans l’organisme et éliminées par l’intermédiaire des fèces, de l’urine, des glandes sudoripares et de la respiration.

__________

 

Comment les sujets répondent-ils aux drogues ?

Une drogue n’a pas une action qui soit strictement comparable d’une personne à une autre. De nombreuses différences d’ordre physique, dont la masse corporelle, le sexe, l’âge, et le patrimoine génétique ont un impact sur l’effet des différentes drogues.

Comment les drogues sont-elles classées ?

Les drogues psycho-actives se répartissent en sept groupes de substances selon leur effet comportemental majeur :

-         Les agents sédatifs, hypnotiques et anxiolytiques

-         Les agents antipsychotiques

-         Les antidépresseurs

-         Les stabilisateurs d’humeur

-         Les narcotiques analgésiques

-         Les stimulants psychomoteurs

-         Les stimulants ayant des effets psychédéliques et hallucinogènes

Chaque groupe de drogues contient de nombreuses substances naturelles ou composés synthétiques, ou même les deux, et ces drogues peuvent produire leurs effets de différentes façons.

__________

Comment l’usage répété de drogues ou encore leur usage dans des contextes différents affecte-t-il le comportement ?

Une idée fausse que l’on trouve communément au sujet de l’effet des drogues consiste à leur prêter un effet constant et relativement spécifique. L’organisme comme le cerveau deviennent rapidement tolérants à de nombreuses drogues, et la dose doit donc être augmentée pour garantir la constance d’un effet. Alternativement, les gens peuvent aussi se sensibiliser à une drogue, et la même dose peut par conséquent produire des effets progressivement plus forts. L’apprentissage joue également un rôle important dans la manière dont les gens se comportent sous l’effet d’une drogue.

__________

Pourquoi les gens deviennent-ils dépendants d’une drogue ?

La dépendance se développe en passant par plusieurs étapes et résulte de l’usage répétitif d’une drogue. Au départ, le fait de prendre une drogue procure du plaisir ou un sentiment plaisant. Avec la répétition des prises, le fait de prendre une drogue est peu à peu associé, par l’intermédiaire d’un processus de conditionnement associatif, à des objets, des évènements, des endroits. En réalité, ces différents éléments acquièrent une valence incitative, ce qui provoque de la part du « drogué » une conduite de recherche de ces éléments et même invariablement à une consommation accrue de drogue. C’est en fait l’expérience subjective associée à ces signes proéminents et à la recherche de drogue qui est à la base du besoin de drogue. Au fur et à mesure que la dépendance s’installe, l’expérience subjective du plaisir décroît tandis que s’installe celle du manque.

__________

Les effets d’une drogue dépendent-ils de la situation dans laquelle la drogue est prise ?

L’influence d’une drogue sur le comportement varie fortement selon la situation et en fonction de ce que la personne apprend à produire comme comportements en rapport avec la drogue ou sous l’influence de cette dernière. Certaines drogues telles que l’alcool peuvent induire une sorte de myopie alcoolique dans laquelle le comportement d’une personne sera principalement influencé par les signes les plus proéminents de son environnement. Ces signes peuvent inciter une personne à se conduire d’une façon qui ne lui ressemble en rien.

__________

L’usage répété de drogues peut-il induire des dommages cérébraux ?

La consommation d’alcool peut être associée avec des lésions thalamiques et hypothalamiques, mais les causes de ces lésions ont un rapport avec une mauvaise hygiène alimentaire plutôt qu’avec un effet direct de l’alcool. La cocaïne peut avoir un effet nocif sur la circulation cérébrale, induisant des lésions cérébrales liées à une mauvaise perfusion du tissu ou à des hémorragies. L’ecstasie ou MDMA, peut détruire de fines collatérales d’axones sérotoninergiques. La marijuana et le LSD sont associés à des comportements psychotiques, mais il n’est pas étable clairement dans quelle mesure ce type de comportement est une conséquence directe de la consommation de ces substances plutôt qu’une aggravation d’un état préexistant.

__________

Que sont les hormones ?

Les hormones sont des substances synthétisés et libérées dans l’organisme par des glandes. Elles sont transportées par le sang jusqu’à leurs cibles qui peuvent être nombreuses et variées.

Les hormones homéostatiques régulent l’équilibre des sucres, des protéines, des sels et d’autres substances de l’organisme.

 Les hormones de la reproduction interviennent dans le développement des caractères sexuels secondaires (aspect physique lié au sexe), dans les comportements associés à la reproduction et le soin apporté aux petits.

 Les hormones du stress régulent la capacité de l’organisme à faire face à des situations d’activation de l’éveil ou d’adversité.

 Les hormones sont placées sous le contrôle hiérarchisé d’événements sensoriels, du cerveau, de l’hypophyse et des glandes endocrines qui tous les quatre interagissent pour réguler els niveaux des différents types de fonctionnement hormonal.

__________