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Août 2011

Lundi, août 8th, 2011


Le bâillement est universel, tout le monde baille (on a même observé des fœtus qui baillaient!), et même nos amis les bêtes.  On bâille quand on a faim ou bien quand on a sommeil. On bâille aussi quand on s’ennuie. Bâiller, c’est aspirer beaucoup d’air, beaucoup d’oxygène qui revivifie le corps. Mais cela ne doit pas empêcher les gens qui bâillent, naturellement, de mettre leur main devant la bouche…

Mais pourquoi baille-t-on ?

Il y a plusieurs raisons au bâillement dont certaines sont encore inconnues. Une de ces raisons est par contre parfaitement définie : le manque d’oxygène. En effet, lorsque l’on est fatigué, le sang à plus de mal à irriguer le cerveau et à apporter les nutriments et l’oxygène indispensable à son fonctionnement. L’équilibre oxygène/dioxyde de carbone est perturbé (l’oxygène diminue et le dioxyde de carbone augmente). La vigilance est réduite. Le cerveau travaille moins, mais il s’en rend compte. Il ordonne ainsi le bâillement. La bouche s’ouvre grande pour absorber plus d’air, le larynx s’agrandit, les cordes vocales s’écartent, le diaphragme se dilate provoquant une importante arrivée d’oxygène dans les poumons. Cet oxygène alimente le cerveau, celui-ci re-fonctionne normalement et une sensation de bien-être nous contente.

Une autre interrogation à  propos du bâillement est évidemment : pourquoi est-ce contagieux ?

Si on accepte la théorie du manque d’oxygène, lorsqu’on observe son voisin bâiller parce qu’il manque d’oxygène, il est probable que nous soyons dans la même situation. C’est peut-être alors une bonne raison de bâiller à son tour. Et s’il y a plusieurs personnes réunies et que le gaz carbonique finit par s’accumuler dans la pièce, cela peut être une autre bonne raison.

Il faut savoir également que le bâillement excessif (1-4 bâillements/minute) peut être le symptôme d’un désordre quelconque, principalement du système nerveux central. L’épilepsie, l’encéphalite et les tumeurs au cerveau sont parmi les causes recensées. La consommation de certains médicaments qui affectent les neurotransmetteurs du cerveau – pour le traitement de la dépression et de la maladie de Parkinson notamment – peut également déclencher le bâillement excessif.

De même, lorsque l’on bâille, on a tendance à pleurer un peu. Cela est dû à la contraction des sacs lacrymaux, à la base de l’œil, provoqué par la contraction de la mâchoire lors du bâillement.

Il ne faut surtout pas négliger le bâillement lors de la conduite automobile, car il est la traduction de la fatigue.