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Février 2012

Lundi, février 13th, 2012

La réaction du stress

Programme d’urgence naturelle

 

80% de tout l’apport énergétique est consommé par les cellules nerveuses du cerveau.

  1. Point de départ suite à l’avertissement du corps : le cerveau

Si les organes sensoriels (le corps) perçoivent une menace, des signaux vont à l’amygdale et à la centrale de commande du système nerveux végétatif : l’hypothalamus. En un éclair, les hormones du stress sont sécrétées dans le cerveau.

 

  1. Activation du stress : les glandes surrénaliennes

L’hormone du stress ACTH parvient via la circulation sanguine dans le cortex surrénalien. Celui-ci sécrète l’hormone du stress le CORTISOL.

 

  1. Etat d’alarme au cœur

Parallèlement, un système nerveux spécialisé produit de l’adrénaline. Le cortisol et l’adrénaline font monter en flèche entre autres la tension artérielle et les battements du cœur.

 

  1. Producteur de glucose : le foie

Pour réagir à la situation menaçante, le foie sécrète du glucose, fournisseur d’énergie pour les cellules nerveuses.

 

  1. Des muscles inactifs

 

Comme le corps a besoin de toute son énergie pour le cerveau, l’apport du glucose dans les muscles est restreint. En même temps, le corps stoppe l’appétit, le sommeil et l’envie de sexe.

cerveau

 

Le stress dans le cerveau

 

Dans le danger, l’organe de la pensée doit travailler à plein régime. Cependant un état d’alerte durable a de graves répercutions.

 

cortex

 

 

Quand le danger menace :

Dans le cas normal, l’amygdale évalue des informations sensorielles entrantes et active le système du stress du corps. Celui-ci relance le métabolisme, augmente la tension artérielle et prépare des réserves d’énergie pour un combat ou une réaction de fuite. En même temps, il réduit le besoin d’absorption de nourriture ou de sexe.

La réaction en chaine :

Une partie du système du stress se compose d’une réaction en chaine dans l’axe HPA*: l’hypothalamus sécrète du CRH* qui mène dans l’hypophyse à la sécrétion du ACTH*. Celui-ci stimule les glandes surrénales à produire les hormones de stress adrénaline et cortisol.

Pas d’apaisement :

Les hormones du stress activent non seulement le corps – elles inhibent leur propre production également après un certain temps. L’homme peut revenir de nouveau au calme ainsi après un effort.

Chez des patients en burn-out ou en dépression, ce mécanisme d’inhibition est perturbé. L’axe HPA* reste durablement activé. Parallèlement, comme des études le montrent, les cellules nerveuses dans le Locus coeruleus*, centre responsable de la réaction de la panique, sont surexcitées.

L’effet du stress durable :

Les personnes concernées vivent l’activation de l’axe HPA* comme tension interne persistante. Elles sont incapables de « décrocher » ou même de trouver le sommeil. Elles ont le besoin de retrait. En même temps, elles se sentent fatiguées en permanence.

 

 

* Locus coeruleus : noyau sous-cortical du cerveau, situé dans le tronc cérébral et entretenant d’étroites relations avec l’amygdale, découvert et décrit pour la première fois par le médecin et anatomiste français Félix Vicq d’Azyr (xviiie siècle).
 
* Axe HPA : venant de l’anglais Hypothalamic-PituitaryAdrenal axis. L’hypothalamus au centre contrôle la relâche des hormones de la glande hypophysaire qui agit sur les glandes surrénales. Le feedback négatif des hormones ainsi relâchées est transmis aux différents niveaux de l’axe.
 
* CRH : de l’anglais corticotropin-releasing hormone. La corticolibérine est selon son utilisation soit un neurotransmetteur soit une neurohormone produite par l’hypothalamus et agissant au niveau de l’hypophyse sur l’expression du gène codant la pro-opiomélanocortine (POMC), ainsi que sur sa maturation en hormone corticotrope (ACTH) puis sa sécrétion.
 
*ACTH : L’hormone corticotrope, ou adrénocorticotrophine, est une hormone polypeptidique, principalement sécrétée par les cellules basophiles du lobe antérieur de l’hypophyse et qui stimule la glande corticosurrénale.