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Mai 2012

Jeudi, mai 3rd, 2012

Je parlais dans une de mes publications de l’accueil du patient et de la salle d’attente…

En dehors de la salle d’attente, l’accueil, plus généralement, doit également être de qualité envers le patient. Quand je parle de qualité, il ne s’agit pas de politesse ou de sourire.  Je pense que le sophrologue doit être avant tout lui-même le garant de certaines valeurs qui constituent sa propre réalité objective formant ainsi sa propre alliance, déjà avec lui-même, qui lui permettra après et seulement après de constituer l’alliance avec son patient ! Je dis toujours : « un bon sophrologue est une personne qui porte un petit échantillon de positif sur lui ! »

La déontologie est une affaire propre à chacun, et il faut être clair avec soi-même si l’on veut pouvoir être clair avec l’Autre !

Avoir « un échantillon de positif sur soi » nécessite un véritable entrainement régulier de la part du sophrologue. La qualité de l’Alliance avec le patient ne pourra exister qu’au travers de l’alliance du sophrologue avec lui-même. Je reviens sur la nécessité d’être donc clair avec soi-même pour être clair avec le patient, il y a donc des règles à instaurer. En ce qui concerne ma pratique, teintée de ma modeste expérience de six années de cabinet libéral, j’ai décidé de donner au patient un petit résumé de ces règles concernant le travail et la collaboration pour le temps de la cure sophrologique.

Cette carte m’engage autant que le patient, vous l’aurez remarqué, les règles sont simples et humaines. Le respect est réciproque, aucun engagement à long terme, la sophrologie fait d’ailleurs partie des thérapies courtes. Pas d’abonnement, aucune obligation de revenir mais un rendez-vous pris est payé d’avance pour éviter les désistements de dernière minute, cela fait partie également du symbole d’investissement mis en place dans la thérapie.

En règle générale, à part les enfants, les adolescents, les personnes malades physiquement ou mentalement et certains cas sociaux, le fait de se donner les moyens de pratiquer une thérapie en payant directement avec l’argent que l’on gagne soi-même, joue un rôle important dans celle-ci : il contribue à l’engagement et à la responsabilisation du consultant et l’aide à passer d’un mode relationnel d’enfant assisté, de « malade » ou de victime, à celui d’adulte responsable et socialisé, prenant en charge sa propre évolution ; il minimise également le lien de dépendance au thérapeute. Certains vont jusqu’à dire que le prix annoncé à la prise de rendez-vous et reprécisé lors de la première consultation, se doit d’être « dérangeant » pour le patient afin d’entraîner une forme de remaniement du système de consommation, bref il faut que le patient le « sente » sur son budget afin que cela ait la portée nécessaire. Je reviens donc sur la notion en sophrologie de « réalité objective » en renvoyant chacun sur ce sujet précis !

Enfin, je terminerai ici en reprécisant que la régularité de l’entrainement en sophrologie est un point essentiel, les deux lois en sophrologie sont d’ailleurs : la vivance (entrainement) et la répétition vivantielle (refaire les entrainements…comme si c’était la première fois !). Il nous faut expliquer au patient que ce n’est pas une chose dévolue à la sophrologie, non, c’est tout simplement un fait humain car le cerveau fonctionne ainsi ! Nous avons besoin de vivre une chose à plusieurs reprises pour l’intégrer et en faire une sorte de « réflexe ». Celui-ci consiste simplement à vivre, les yeux fermés si possible, la présence de son corps, de sa respiration, sans effort et sans concentration. La régularité des rendez-vous et des entrainements  est donc importante. Pour des raisons financières, je constate et je comprends très bien qu’un rendez-vous toutes les semaines représente un énorme sacrifice dans un budget moyen. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’enregistrer les séances de sophrologie sur MP3 (pour une bonne qualité audio). Le patient repart avec sa clé USB avec sa séance afin que son entraînement soit rapidement inclus dans son quotidien. Il peut s’entrainer autant de fois qu’il le souhaite, au plus au mieux bien entendu !

En général, mes patients choisissent quand même une régularité hebdomadaire pendant quelques mois pour espacer par la suite dès le réflexe d’entrainement pris. La cure ne dépasse que très rarement 7 mois en moyenne.