Archive for juin, 2013

Juin 2013

Dimanche, juin 2nd, 2013

Quand vous ne dormez pas

 Remerciements particuliers à Catherine Monpays pour sa collaboration scientifique et linguistique

Corps et esprit profitent de plusieurs façons du sommeil nocturne régulier. Si celui-ci est lésé de façon durable, la santé peut subir de lourds dégâts.

Les effets du sommeil :

1.  Le cerveau

Les nouveaux apprentissages sont transférés de la mémoire à court terme (l’hippocampe dans le lobe temporal) vers la mémoire à long terme (cortex cérébral). Les connections nerveuses insignifiantes sont supprimées, d’autres importantes éventuellement renforcées, de nouveaux réseaux intellectuels sont reliés. Ainsi le sommeil aide à apprendre et rend même créatif. L’hypophyse sécrète surtout dans les premières heures de sommeil l’hormone somatotropine (hormone de croissance). Elle aide dans la régénération et la réparation des cellules, chez des enfants, elle favorise la croissance du corps. De plus, elle joue un rôle important dans l’assimilation du sucre et de la graisse.

2.  La masse musculaire du corps

Dès que nous nous endormons, les muscles commencent à se détendre. Dans les phases de sommeil profond, le tonus musculaire est faible, on ne bouge guère encore. Dans les phases REM (Rapid Eye Movement = sommeil du rêve), la masse musculaire se relâche totalement. Le corps fait le plein de force et d’énergie.

3.  Le système cardiovasculaire

Dans le sommeil profond, la tension artérielle baisse, et les battements du cœur sont jusqu’à 30% plus lents qu’à l’état d’éveil. Le sommeil REM forme une exception : la tension artérielle monte, le pouls va aussi vite que dans la journée.

4.  Les yeux

Au début de la phase de sommeil léger, nos pupilles oscillent occasionnellement derrière les paupières. Dans le sommeil profond, cela s’arrête pratiquement. Tout autrement dans les phases REM, le cerveau est particulièrement actif. Ensuite les yeux tressaillent ici et là rapidement.

5.  La respiration

Dans la phase de sommeil léger, la respiration se ralentit. Dans le sommeil profond, elle se régule. Dans la phase REM, elle se stabilise au niveau de la journée.

 

 

Les effets de l’insomnie :

6.  Le pancréas :

Qui dort peu et mal de façon chronique, a peut-être un risque accru d’attraper un diabète de type 2. La raison : l’assimilation d’insuline et de glucose est perturbée et change, le cas extrême, à long terme de telle sorte que l’organisme ne peut plus réguler le taux de glycémie.

7.  Les corticosurrénales :

Beaucoup d’interruptions du sommeil non naturelles mènent à ce que les corticosurrénales sécrètent fortement du cortisol dans le sang. L’hormone du stress met le corps en état d’alerte – la mémoire et la concentration en pâtissent et la capacité d’apprentissage baissent.

8.  L’estomac :

Qui dort peu la nuit, a plus d’occasion pour manger. Egalement, les hormones contrôlant la faim et l’appétit, peuvent tomber en déséquilibre. Qui est fatigué la journée, bouge souvent moins. De ce fait, le risque de prendre du poids augmente.

9.  Le système immunitaire :

La privation de sommeil fait baisser la concentration des substances immunes et des cellules immunes dans le sang et déséquilibre ainsi le système de défense. Déjà après une nuit passée à veiller par exemple nettement moins d’Interleukin 6 peut être prouvé. La substance joue un rôle entre autre dans la production des anticorps.

10.  Le cerveau :

Le manque de sommeil rend fatigué et lent.

Il nuit à la précision, à la concentration et à la mémoire ; on fait plus d’erreurs par exemple au travail ou dans la circulation routière. Des scientifiques supposent de plus que trop peu de sommeil peut affaiblir la force de jugement moral et peut pousser à l’inconscience. Des troubles chroniques du sommeil nuisent à l’humeur, rendent angoissé et dans le pire des cas rend dépressif. Le risque de burn-out augmente également : notamment parce que la chute de performance prévue peut produire autant de stress qu’on en dort d’autant plus mal.

11.  Le cycle :

Dans le sommeil manquant et non-réparateur, le pouls au repos augmente pendant la journée. Même dans le sommeil, la fréquence du pouls ne baisse plus aussi fortement. A cela vient s’ajouter la tension artérielle accrue qui peut se renforcer. De ce fait, le danger de subir une attaque cérébrale augmente.