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Juin 2014

Lundi, juin 9th, 2014

Rencontre avec la Sophrologie Caycédienne

par la rencontre avec un Sophrologue Caycédien

Christian Donse a été un de mes élèves, très assidu, très professionnel dès le début ! Je suis fier aujourd’hui de lire et de vous présenetr un extrait de son mémoire soutenu en juin 2014. Je voulais qu’il puisse témoigner avec ses mots de son parcours, sa propre expérience quant à sa formation et son suivi. Encore merci à lui pour le travail accompli et son sérieux, avec toute mon amitié ! 

Arnaud Hayaert

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Ma première rencontre avec un Sophrologue Caycédien fut agréable, étonnante, prometteuse et elle m’enthousiasma.

J’avais fixé un rendez – vous avec M Arnaud HAYAERT pour esquisser une réponse à la question suivante : pourquoi la lecture d’une présentation de la Sophrologie Caycédienne dans le catalogue d’un organisme de formation a-t-elle attiré mon regard et attisé autant mon attention ?

Ce professionnel sympathique dégageait une bonne humeur joyeuse et communicative chargée de bienveillance. L’optimisme de ma rencontre confirmait ma démarche évidente et cohérente. Après quelques séances de pratiques au cabinet de Sophrologie Caycédienne, mon enthousiasme était intact et le contact chaleureux avec ce Sophrologue Caycédien encourageait mon approche de la Sophrologie Caycédienne.

A l’écoute de mon besoin de formation qualifiante, il m’indiqua alors la possibilité de se former en quelques années à la Sophrologie Caycédienne. Son information faisant écho à mes attentes, mon inscription dans une école de Sophrologie Caycédienne fut conclue en septembre.

Les 2  premières années du 1er cycle réductif commencèrent  par une lente et progressive initiation.

La démarche particulière de la Sophrologie Caycédienne m’incita pour commencer à appliquer « prendre un temps pour soi », « prendre soin de soi » ; des temps de pause pour s’arrêter, « faire le point », engager un mode de relation différente à soi, aux autres, au monde.

Le retour à soi (la centration, un temps réservé pour prendre soin de soi) est le début d’un travail sur la conscience que propose la Sophrologie Caycédienne.

Quelle sensation nouvelle de bien – être lors des premières séances ! Le relâchement, la prise de conscience de ma respiration, le senti de mon intériorité ont été immédiatement intégrés comme les premiers cadeaux offerts. Les sensations activées dans l’immobilité et l’attention tournée vers l’intérieur grâce aux yeux fermés ont largement stimulé un désir de progrès.

L’interrogation et le questionnement sur ce qu’est la Sophrologie Caycédienne, ce qu’elle apporte, ont rapidement eu leurs premières réponses concrètes : le bien – être ressenti se faisait sourire intérieur, sentiment de calme et de sérénité.

Etait-ce une coïncidence ? Un état de fatigue caché ? Un emballement émotif à la nouveauté ?

Les pratiques provoquaient régulièrement ce nouvel état ressenti agréablement, profondément, de manière authentique. La vivance, pratique quotidienne, confirmait la possibilité d’accéder, grâce à une méthode et à des techniques, à cet état de présence à moi – même, à une relaxation profonde, à une activation de ma vitalité, à un bien – être quelquefois jovial.

La progression stimulait mon désir de découverte et m’incitait à avancer dans la démarche. Même si la sémantique restait encore étrangère et obscure, la vivance apportait corporellement une compréhension directe, ressentie. La pratique complétait par le vécu un terme ou une théorie. Une notion nouvelle trouvait une traduction corporelle.

La complémentarité dynamique de la théorie épistémologique et de la pratique vivantielle ouvrait progressivement par leur dialogue, une dimension nouvelle, de nouvelles perspectives.

Des transformations

Première transformation surprenante et inhabituelle pour moi, la régularité de la pratique s’installait dans ma vie malgré mes résistances, jusqu’à m’étonner.

Je m’interrogeais sur la cause de cette nouvelle attitude qui me poussait chaque jour malgré les contestations intérieures, inconscientes ou réflexes et qui m’encourageait à devenir nouveau, à devenir moi – même encore un peu plus.

Les phénodescriptions sont les réponses et les témoins écrits de ces changements et de la raison de l’acceptation de cette régularité. En effet, les termes de « bien – être, respiration, confiance, quiétude, équilibre, vitalité », remplissaient mes cahiers.

Régularité des moments de pratique mais aussi régularité dans l’application des techniques. Si progressivement le temps de pause s’inscrivait dans mon quotidien, l’application d’un protocole s’intégrait à ma vivance.

Les techniques étaient elles si efficaces pour me contraindre ainsi chaque jour à leur application ?

Ce protocole, par son itinéraire répété et parfois rassurant, m’emmenait presque systématiquement dans le senti d’un bien – être satisfaisant me remplissant de bonheur vital.

Les premières techniques me rendaient efficacement détendu, relâché, relaxé. Retrouver une respiration calme et douce m’installait agréablement dans un apaisement récupérateur chargé de confiance et d’espoir.

Le schéma corporel

Dans ces rendez – vous réguliers de conscience, la pratique des vivances a réactivé la présence à moi – même par une attention particulière à mon corps, à ma corporalité.

Je reprenais dimension de la verticalité, de la forme et du mouvement de mon corps, de ma respiration. Je vivais comme pour la première fois des sensations simples mais puissantes de détente, de circulation, de vitalité, de chaleur. Les visites régulières à ma corporalité ont abouti par la perception de mon corps, de ma respiration, de la gravitation, à mon intériorité corporelle. Le lâcher – prise m’a conduit progressivement, par l’écoute et le senti de mon corps, à percevoir et à comprendre mon propre état de conscience. Très vite, les sensations de relaxation, de bien – être et les ressentis positifs d’équilibre, de calme, de réconfort et de confiance sont apparus.  Celles – ci favorisent une habitude de concentration sans effort et exhale souvent un sentiment positif diffus.

La présence à soi : l’alliance avec soi – même

Peu à peu, la répétition de ces moments d’intériorité changeait mon mode de fonctionnement. Si l’esprit est un partenaire, un allié du vécu dans la profondeur de la vivance, le senti participe pleinement à cet acte de conscience. La mise entre parenthèse de mes conditionnements et de mes à – priori est un acte volontaire renouvelé permettant l’apparition et la découverte de nouvelles perceptions, sensations et sentiments avec lesquels être en harmonie. En libérant les tensions psychiques, l’esprit se centre progressivement dans l’instant présent sur le corps qui se libère de ses tensions physiques. La rencontre profonde du corps et de l’esprit crée un espace intérieur en développement.

Les séances m’ont guidé vers la découverte de mes capacités à me vivre. Les conséquences et les bienfaits de ces moments de pause, de relâchement et de respiration sur mon moral sont évidents. Le lien entre ma présence corporelle et mon moral, la confiance éprouvée, l’espoir qui me projette vers un futur inconnu sont de plus en plus solides.

J’attribue à ma pratique sophrologique ma capacité à aborder plus facilement certaines situations existentielles, à faire face sereinement à d’autres. Un certain recul confirme déjà que certaines épreuves ont pu être traversées plus calmement par le renfort du travail sophrologique.

L’aventure de la réconciliation avec moi – même continu; une nouvelle aventure de chaque instant !

Ma pratique de la Sophrologie Caycédienne est une expérience, une connaissance acquise par une pratique jointe à l’observation et à l’étude. C’est l’engagement renouvelé d’aborder avec sincérité et de manière authentique une situation nouvelle ou connue, comme si c’était la première fois.

L’expérimentation demande l’objectivité.

Il s’agit de confronter mon vécu présent à la force et à la puissance du senti, dépourvu au maximum d’a – priori et de jugements préconçus. Comme une nudité. C’est accepter de remettre en jeu l’idée ou l’image de moi – même sur lesquelles reposent une part de mon « existence » pour reconsidérer avec un regard nouveau, autre et profond, l’être que je suis.

Est-ce une expérience dangereuse ? La découverte de soi, le « dévoilement » lent, progressif ou soudain, apportent la part lumineuse de la vérité. Il est possible d’être gagnant dans cette remise en cause. L’inattendu est parfois surprenant et porteur d’espoir ! La force de la confiance en soi, en son senti ou ressenti, peut balayer soudainement des certitudes fondatrices d’une identité adoptée mais créer aussi une base solide au sentiment d’être et à la ferme conviction d’exister.  J’essaie aujourd’hui de mesurer objectivement les conséquences bénéfiques et les bienfaits concrets d’une réalité vécue, productrice d’espoir en l’avenir.

Prendre un nouveau départ est une nouvelle naissance !

Je suis prêt à l’expérimentation, à la découverte, à la naissance !

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Christian Donse, Tourcoing, futur sophrologue caycédien.