Archive for novembre, 2015

Novembre 2015

Vendredi, novembre 13th, 2015

Les quatre modèles de liens de l’enfant

 

 

Le psychiatre et psychanalyste anglais John Bowlby fut le premier à indiquer l’importance énorme de la qualité des liens précoces pour un développement psychique sain. Si ses publications étaient accueillies encore de manière réservée jusqu’au refus par le monde spécialisé au début des années 60, une multitude d’études a été effectuée les décennies passées, confirmant les concepts de Bowlby et les différents styles de liens.

 

Un lien sûr

Déjà à l’âge du nourrisson, des bébés développent différents modèles de liens qui peuvent être distingués clairement déjà à la fin de la première année de vie. Un lien sûr (60 jusqu’à 65%) nait si la personne de lien se comporte sensiblement et viablement envers le bébé et ses signaux. De ce fait, le bébé ressent une sécurité émotionnelle et devient plus résistant envers des charges psychiques. Il apprend en outre à mieux se mettre à la place des autres.

 

Un lien incertain, évitant

Le lien incertain évitant (20 à 25%) nait si les personnes de lien rejettent plutôt les signaux de leur enfant concernant la protection et la sécurité et leur transmettent le fait qu’il devrait s’en sortir seul avec le stress. L’enfant freine de ce fait son besoin de proximité et d’attention mais reste stressé intérieurement.

 

Un lien incertain ambivalent

Des enfants forment par contre un lien incertain ambivalent (10 à 15%) si les parents réagissent de façon floue à leurs besoins de liens – tantôt avec protection et attention, tantôt avec rejet. Des enfants incertains ambivalents se cramponnent fréquemment aux parents et peuvent cependant se détendre difficilement à leur proximité. Les deux types incertains du lien sont considérés comme des risques pour le développement psychique, car des enfants au lien incertain se retirent plus tôt dans des problèmes et peuvent pas se mettre aussi bien à la place des autres personnes que des enfants au lien certain. Les liens incertains ne sont pas encore malgré tout pathologiques mais bougent dans le cadre d’une période normale du développement.

 

Un lien désorganisé

Si un enfant a un lien désorganisé (5 à 10%) avec les personnes de lien ou même un trouble du lien (à peu près 1%), cela est lié à un grand risque psychique. Des enfants concernés grandissent fréquemment avec un parent traumatisé ou sont maltraités psychiquement et physiquement par leur personne du lien. Ils ont besoin prématurément d’une psychothérapie pour des enfants.