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Juillet 2016

Mardi, juillet 19th, 2016

Avant de vous souhaiter un bel été à tous, je voulais partager ici avec vous le témoignage d’une patiente qui m’a beaucoup touché. Avec sa fraîcheur et sa spontanéité, elle exprime un message rempli d’espoir. Elle décrit ce que peu de monde ose exprimer avec sa propre vibration et sa propre perception. La vie est parfois inattendue et comme dirait un ami : « on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise ! »

Merci à vous…

Je vous souhaite un été plein d’espoir et d’étoiles !!

Arnaud HAYAERT

 

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Il y a des dates qui marquent, qui nous marquent plus que d’autre, parce que c’est l’été, la chand’leur, le renouveau, parce que c’est la pleine lune, parce que la lune est rousse ou tout simplement parce que c’est une éclipse de lune.

Et il arrive une date ou ça fait un an, un an que l’homme pour lequel on a ressenti toutes ces choses aussi agréables que désagréable est parti, comme ça, comme on claque une porte.

Après les larmes de tristesse sont arrivées les soirées improvisées, les barbec avec les copines et les larmes avec d’autres.

Presqu’un an après, je peux dire que je suis tombée amoureuse de cet homme croisé dans le métro, que je n’ai jamais revu, que celui qui m’a aidé a révisé au milieu de ce parc, au milieu de cet après-midi m’a tout simplement ému, bouleversé… Que celui que j’ai suivi dans un stade un soir de Janvier avait un regard qui ne pouvait pas mentir…Les hommes mentent, je le sais, mais ce soir-là lui ne mentait pas.

Que celui croisé près de la machine à café m’a regardé, re regardé durant des semaines pour ne jamais me parler…

Mais on se serait dit quoi après tout… il m’aurait demandé si je mettais du sucre dans mon café… je lui aurais répondu quoi ? …  en fait je ne bois pas de café…

A la une,

A la deux,

A la trois,

A la quatre,

A la cinq,

A la six !

Et puis un jour ça a fait six mois, …

A Six mois j’ai appris qu’en marchant sur le pied de mon partenaire de danse, je pouvais faire une belle rencontre, de qualité, aussi inattendue qu’essentielle.

J’ai appris sur moi beaucoup plus en six mois qu’en 29 ans…

J’ai appris à dire. Non. Zut. Merde.

J’ai appris qu’entendre ce que veulent les autre est une très belle qualité, mais que leur faire entendre ce que moi je veux est essentiel à mon équilibre.

J’ai appris à pardonner et à vivre mieux les choses.

J’ai appris qu’on pouvait mourir à la terrasse d’un café, en allant à un concert, et même pour avoir dessiner, j’ai trouvé ça dégueulasse, injuste, cruel, triste.

J’ai appris que même si j’allais courir il me trouvait belle.

Que même les cheveux bouclés j’étais jolie.

Que mes seins étaient parfaits, en même temps ça… je m’en doutais… J’le savais ;)

J’ai appris qu’elles me faisaient confiance, à tel point qu’elles m’ont accordé le privilège d’être témoin, marraine, demoiselle d’honneur.

C’est une confiance, et une folie partagée.

Bientôt, je vais essayer une nouvelle robe et être officiant de cérémonie, elle m’a dit, « on a besoin de quelqu’un de pétillant, à l’aise en public et qui a un certain charisme… J’ai pensé à toi tout de suite »…

 

Parce qu’il y a aussi les copines qui divorcent, par choix.

Parce qu’elles ont le cran de se barrer d’une vie inconfortable ou l’amour les sourires les cache-cache dans la maison n’ont plus lieu et ou les silences les larmes et les reproches tombent.

L’argent ne fait pas le bonheur, son mec il est blindé de tunes mais il en a zappé l’essentiel « on ne laisse pas bébé dans un coin »… c’est le mec dans Dirty dancing qui dit ça…

Elle pétille depuis cette décision, elle flippe ce qui est légitime mais elle brille.

Alors avec elle et ses copines on va fêter son enterrement de vie de mariée… parce que je pense que si on a le droit de célébrer l’amour, on a tout intérêt à célébrer aussi la liberté et le fait d’être heureuse.

 

 

La vie est ensoleillée, et si difficile à croire soit-il, une fois la frontière de nuages passée, là-haut, le soleil brille.

C’est un peu comme après un orage de montagne, faut le laisser passer…

Un jour, ça passe.

 

En attendant. Même si je doute. Je n’ai pas renoncé.

Et je sais qu’elles sont là.

Ma famille. Mes copines. Mon étoile.

 

 

M.C.J, 30 ans.