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La Luminothérapie

 

Champs d'application :

Dépression saisonnière, dépression, troubles du sommeil, travail de nuit et santé, fatigue chronique,

décalage horaire Jet-Lag, troubles liés à l'ordinateur, troubles de la sexualité, maladie d'Alzheimer, blues hivernal,

insomnie, trouble affectif saisonnier, STRESS

 

Comment se déroule un traitement de luminothérapie ?

  La lumière : un antidépresseur naturel comme traitement

contre la dépression saisonnière et le blues hivernal

La luminothérapie consiste à s'exposer à une forte lumière (de 10.000 lux) pendant une durée d'environ une heure ou une demi-heure.
Ce traitement s'effectue à l'aide de lampes spéciales de luminothérapie.
En automne / hiver un grand nombre de personnes se sent fatigué, sans énergie, le moral assez bas, et mange plus que d’habitude. Pour certaines d'entre elles, cet état peut aller jusqu'à la dépression.
Ces symptômes sont dus à la difficulté d'adaptation de notre organisme à la saison automne - hiver, avec ses journées plus courtes, sombres et assez déprimantes.
Ce phénomène, dans sa forme aiguë, est appelé TAS (Trouble Affectif Saisonnier) ou en anglais SAD (pour Seasonal Affective Disorder). Il peut aussi se manifester sous une forme plus légère, appelée « winter blues », c'est à dire « coup de blues de l’hiver ».
  

Ces phénomènes surviennent entre les mois de septembre et mars.
Près de 20% de la population ressent de façon légère les symptômes du blues de l’hiver. Pour 5% de la population il s'agit d'une vraie dépression : humeur dépressive, désir d’isolement, prise de poids, perte d’intérêt pour les activités habituelles. 

La luminothérapie est un moyen simple, efficace, et médicalement reconnu de combattre ces symptômes.
Sa simplicité - le patient s'expose à une lumière intense - et l'absence d'effets secondaires constatés, justifient le très grand succès actuel de la luminothérapie.
Grâce à la luminothérapie, nous pouvons désormais vivre pleinement chaque jour de l'année, quelle que soit la saison, sans entrer en hibernation dès que l'hiver approche.

- Ce sont des appareils médicaux

Les lampes de luminothérapie sont des appareils électro-médicaux, réglementés par une directive européenne. Ce sont des lampes sans émission de rayons ultraviolets, et avec un verre spécial pour filtrer les éventuelles émissions résiduelles d’infrarouge. C’est un produit médical sécurisé, et réglementé avant la mise sur le marché.

- Durée d’exposition

La lumière provoque essentiellement trois réactions au niveau de l’organisme :
En premier lieu, la lumière recale l’horloge biologique, ce qui permet de pouvoir s’endormir normalement ou de se réveiller à la bonne heure.
En second lieu, la lumière diminue la sécrétion de la mélatonine1 .
Enfin, elle produit la sérotonine2 et d'autres hormones énergétiques.

30 à 60 minutes d’exposition sont généralement nécessaires pour obtenir ces différents résultats :

- Régulation des rythmes circadiens : En 15 à 30 minutes
- Suppression de la mélatonine : En 15 à 30 minutes
- Production de la sérotonine : En 30 minutes à 1 heure

1. mélatonine : souvent dénommée hormone du sommeil, c’est l'hormone centrale de régulation des rythmes chronobiologiques, et d'un certain point de vue, de pratiquement l'ensemble des sécrétions hormonales chez l'homme. Cette neurohormone est synthétisée à partir d'un neurotransmetteur, la sérotonine. Elle est sécrétée par la glande pinéale (dans le cerveau) en réponse à l'absence de lumière.

2. sérotonine : substance présente dans différents organes, notamment le cerveau, où elle joue un rôle de neurotransmetteur.

 

- Quand s’exposer à la lumière ?

Dans la majorité des cas, l’exposition à la lumière doit être faite le matin, le plus tôt possible.

- Pendant combien de temps ?

La majorité des personnes s’exposent à la lumière une demi-heure à une heure par jour pendant la première semaine, cela, jusqu’à ce qu’elles obtiennent une réponse. L’usage est ensuite de réduire progressivement le temps d’exposition. Le traitement a une efficacité optimale lorsqu'il est suivi régulièrement à la même heure, et dans un cadre relaxant.

- Comment se placer par rapport à la lampe ?

Il n’est pas nécessaire de regarder directement la lumière. Il suffit que les yeux de la personne soient dans le champ lumineux. On se place donc le plus souvent en oblique par rapport à la source de lumière.

La lampe peut être placée sur une table ou un bureau. Le traitement consiste simplement à s'asseoir près de la lampe allumée et à garder les yeux ouverts. On peut lire, écrire, écouter de la musique....

C’est une thérapie confortable et qui s’intègre parfaitement dans les activités quotidiennes.

- Effets secondaires

Habituellement, la luminothérapie est très bien tolérée.

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires en s’exposant à la lumière. Ces effets secondaires peuvent presque toujours être traités. Ils peut s’agir des phénomènes suivants : maux de tête, vue fatiguée, irritabilité, fébrilité. Ces effets secondaires tiennent à une utilisation trop importante de la lumière ou au fait que les yeux ne soient pas encore habitués à la lumière vive, et aient besoin de s’habituer.

Presque tous les utilisateurs de la luminothérapie qui ont noté une de ces réactions négatives, ont rapidement ajusté leur durée d’exposition et obtenu une réponse efficace.

- Les effets sont-ils vraiment prouvés ?

Des expériences médicales ont été menées sur l’amélioration de la qualité du sommeil, de façon concluante.
S’agissant de l’accroissement de l’énergie et de l’amélioration de l’humeur, des expériences ont été également menées sur des personnes souffrant de dépression saisonnière, avec des taux de réussite tout à fait impressionnants.

- Est ce que cela peut être utile aussi pour les enfants ?

Tout à fait. Il convient de prêter une attention particulière aux besoins de l’horloge biologique des enfants et adolescents.
Les médecins spécialistes du sommeil et des rythmes biologiques sont quasiment unanimes pour reconnaître que les rythmes scolaires ne sont pas en harmonie avec les rythmes biologiques de l’enfant. Les études menées sur l’effet de la semaine scolaire de 4 jours font ressortir des cassures de rythme sommeil - éveil, des couchers tardifs plus fréquents, et des phénomènes accrus des baisses de vigilance et de performance.